22/08/2006

Citations-121


Homélie, 24-V-01, n.5
Messe de clôture du Consistoire


Oui, chers frères et sœurs ! Nous ne serons pas seuls à parcourir le chemin qui nous attend. (...) Nous ne serons pas seuls, en particulier parce que la Très Sainte Trinité sera avec nous. Les engagements que j'ai confiés comme consigne à toute l'Église dans Novo millennio ineunte, les problèmes sur lesquels le Consistoire a réfléchi, ne seront pas affrontés uniquement avec des forces humaines, mais avec la puissance qui vient d'" en-haut " . Telle est la certitude qui trouve sans cesse sa confirmation dans la contemplation du Christ monté au ciel. (...)

C'est donc avec une confiance renouvelée que "nous prenons le large" en son nom !


19/04/2006

Citations-47


Homélie, 30-IV-2000, n. 7
(lors de la canonisation de Sœur Maria Faustyna Kowalska,
où Jean-Paul II a institué le II Dimanche de Pâques comme
"dimanche de la divine Miséricorde")


Ce message consolant s'adresse surtout à celui qui, affligé par une épreuve particulièrement dure ou écrasé par le poids des péchés qu'il a commis, a perdu toute confiance dans la vie et est tenté de céder au désespoir. Le doux visage de Jésus se présente à lui, sur lui arrivent ces rayons qui partent de son cœur et illuminent, qui réchauffent, qui indiquent le chemin et donnent espoir. Combien d'âmes a déjà consolées l'invocation : "Jésus, j'ai confiance en toi !" , que la Providence a suggérée par l'intermédiaire de Sœur Faustyna ! Ce simple acte d'abandon à Jésus chasse les nuages les plus denses et fait passer un rayon de Lumière dans la vie de chacun.


06/04/2006

Citations-32


Audience générale, 30-XI-1988, nn. 4-6


A la pointe de son esprit, Jésus a la nette vision de Dieu et la certitude de l'union avec le Père. Mais dans les zones à la frontière de la sensibilité et donc plus sujettes aux impressions, aux émotions et aux répercussions des expériences douloureuses internes et externes, l'âme humaine de Jésus est réduite à un désert : il ne sent plus la "présence" du Père, mais fait la tragique expérience de la plus complète désolation.

(...) le Père se tait à présent. Ce silence de Dieu pèse sur le mourant comme le châtiment le plus lourd, d'autant plus que les adversaires de Jésus considèrent ce silence comme un reproche : "Il a mis sa confiance en Dieu : que Dieu le délivre maintenant s'il l'aime", car il a dit : "Je suis le Fils de Dieu !" (Mt 27,43).

Dans la sphère des sentiments et des affections, ce sens de l'absence et de l'abandon de Dieu a été la peine la plus lourde pour l'âme de Jésus, qui tirait sa force et sa joie de l'union avec le Père. Cette peine a rendu plus dures les autres souffrances. Cette absence de réconfort intérieur a été son plus grand supplice.

Mais Jésus savait que, dans cette phase extrême de son immolation, qui touchait aux fibres les plus intimes de son cœur, il complétait l'œuvre de réparation qui était le but de son sacrifice pour la réparation des péchés. Si le péché est une séparation de Dieu, Jésus devait éprouver dans la crise de son union avec le Père une souffrance proportionnée à cette séparation.

D'autre part, citant le début du psaume 21/22, que peut-être il continua de dire mentalement pendant la Passion, Jésus n'en ignorait pas la conclusion, qui se transforme en une hymne de libération et une annonce du salut apporté à tous par Dieu. L'expérience de l'abandon est donc un châtiment passager, qui laisse place à la libération personnelle et au salut universel. Dans l'âme affligée de Jésus, une telle perspective a certainement nourri l'espérance, d'autant plus qu'il a toujours présenté sa mort comme un passage vers la résurrection, comme sa vraie glorification. Et, à cette pensée, son âme reprend vigueur et joie en sentant qu'elle est proche, précisément au sommet du drame de la croix, l'heure de la victoire.


05/04/2006

Citations-31


Audience générale, 30-XI-1988, n. 3


En entendant Jésus prononcer son "pourquoi", nous apprenons aussi que les hommes qui souffrent peuvent le prononcer, mais dans ces mêmes dispositions de confiance et d'abandon filial, dont Jésus est le maître et le modèle. Dans le "pourquoi" de Jésus, il n'y a aucun sentiment ou ressentiment qui porte à la révolte, ou qui donne lieu au désespoir. Il n'y a pas l'ombre d'un reproche adressé au Père, mais l'expression de l'expérience de la fragilité, de la solitude, de l'abandon, que Jésus fait à notre place : en devenant ainsi le premier des "humiliés et des offensés", le premier des abandonnés, le premier des "desamparados" (comme le disent les Espagnols), mais qui, en même temps, nous dit que sur tous ces pauvres fils d'Eve veille l'œil plein de douceur d'une Providence secourable.


04/04/2006

Citations-30


Audience générale, 30-XI-1988, n. 2


(Jésus avait coutume de prier en suivant les textes sacrés de son peuple ; au Calvaire, le psaume 21/22 : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné")

C'est pourquoi à l'heure du Calvaire ce fut spontanément que Jésus s'appropria cette question que le psalmiste fait à Dieu en se sentant bouleversé par la souffrance. Mais, sur ses lèvres, le "pourquoi" adressé à Dieu était encore plus efficace pour exprimer une douloureuse stupeur devant cette souffrance qui n'avait pas d'explication simplement humaine, mais constituait un mystère, dont seul le Père possédait la clé. C'est pourquoi, tout en naissant de la mémoire du psaume lu ou récité dans la synagogue, la question renfermait une signification théologique en relation avec le sacrifice, par le moyen duquel le Christ devait, en pleine solidarité avec l'homme pécheur, expérimenter en lui l'abandon de Dieu. Sous l'influence de cette terrible expérience intérieure, Jésus mourant trouve la force de faire exploser ce cri.

Et dans cette expérience, dans ce cri, dans ce "pourquoi" adressé au ciel, Jésus établit aussi un nouveau mode de solidarité avec nous, qui sommes portés souvent à lever les yeux et la bouche vers le ciel, pour exprimer notre lamentation, et pour certains même leur désespoir.