03/09/2006

Citations-133


Paroles du 1er avril 2005 (veille de son départ au Ciel)
CITE DU VATICAN, 2 AVR 2005 (VIS)
A 11 h 30', M. Joaquín Navarro-Valls, Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, a fait le point sur l'état du Saint-Père :
- Mes informations remontent à 9 h. Les conditions cardio-respiratoires et métaboliques du Saint-Père sont pratiquement inchangées. La situation demeure par conséquent très grave.
- Depuis l'aube, on constate une progressive perte de conscience du Pape.
- A 7 h 30', la Messe a été célébrée en sa présence.
- Hier au soir, le Saint-Père devait avoir à l'esprit tous les jeunes qu'il a pu rencontrer de par le monde au long de son pontificat lorsqu'on a pu reconstituer de ces paroles la phrase suivante :


Je suis allé vers vous, et maintenant vous êtes venus à moi. Je vous en remercie.


31/08/2006

Citations-130


Levez-vous ! Allons ! , p. 92-93


Dans mes lectures et dans mes études, j'ai toujours cherché à unir d'une façon harmonieuse les dimensions de la foi, de l'intelligence et du cœur. Car ce ne sont pas de domaines séparés. Chacun d'eux pénètre et anime les autres. Dans cette relation mutuelle entre la foi, l'intelligence et le cœur, ce qui exerce une particulière influence c'est l'étonnement qui jaillit du miracle de la personne, de la ressemblance de l'homme avec Dieu Un et Trine, du très profond rapport entre l'amour et la vérité, du mystère du don mutuel et de la vie qui en naît, de la contemplation de la succession des générations humaines.


07/08/2006

Citations-105


Lettre aux prêtres, 25-III-01, n. 10


Il est beau de pouvoir confesser nos péchés, et d'entendre la parole qui est comme un baume qui nous inonde de miséricorde et nous remet en chemin. Seul celui qui a ressenti la tendresse de l'étreinte du Père, telle que l'Évangile la décrit dans la parabole de l'enfant prodigue — "il courut se jeter à son cou et il le couvrit de baisers !" (Lc 15, 20) —, seul celui-là peut transmettre aux autres la même chaleur, quand de destinataire du pardon il en devient le ministre.


02/05/2006

Citations-60


Homélie, 24-IX-2000, nn. 1-2
(Messe en conclusion du Congrès mariologique-marial
international et du Jubilé des sanctuaires mariaux)


"Prenant un petit enfant, il le plaça au milieu d'eux" (Mc 9,36). Ce geste singulier de Jésus (...) se situe immédiatement après le conseil avec lequel le Maître avait exhorté les disciples à désirer non pas le primat du pouvoir, mais celui du service. (...) On dirait que le Maître ressentait le besoin d'illustrer un enseignement aussi exigeant grâce à l'eloquence d'un geste riche de tendresse. (...)

Dans le baiser à l'enfant, le Christ révèle tout d'abord la délicatesse de son cœur, capable de toutes les nuances de la sensibilité et de l'affection. Il y a tout d'abord la tendresse du Père, qui depuis l'éternité, dans l'Esprit Saint, l'aime et voit dans son visage humain le "Fils bien-aimé" qui a toute sa faveur (cf. Mc 1,11 ; 9,7). Il y a ensuite la tendresse toute féminine et maternelle dont l'a entouré Marie au cours des longues années passées dans la maison de Nazareth. (...)

"Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous" (Mc 9,35). Dans l'icône du baiser donné à l'enfant apparaît toute la vigueur de ce principe qui, dans la personne de Jésus, et ensuite également en Marie, trouve sa réalisation exemplaire.


06/04/2006

Citations-32


Audience générale, 30-XI-1988, nn. 4-6


A la pointe de son esprit, Jésus a la nette vision de Dieu et la certitude de l'union avec le Père. Mais dans les zones à la frontière de la sensibilité et donc plus sujettes aux impressions, aux émotions et aux répercussions des expériences douloureuses internes et externes, l'âme humaine de Jésus est réduite à un désert : il ne sent plus la "présence" du Père, mais fait la tragique expérience de la plus complète désolation.

(...) le Père se tait à présent. Ce silence de Dieu pèse sur le mourant comme le châtiment le plus lourd, d'autant plus que les adversaires de Jésus considèrent ce silence comme un reproche : "Il a mis sa confiance en Dieu : que Dieu le délivre maintenant s'il l'aime", car il a dit : "Je suis le Fils de Dieu !" (Mt 27,43).

Dans la sphère des sentiments et des affections, ce sens de l'absence et de l'abandon de Dieu a été la peine la plus lourde pour l'âme de Jésus, qui tirait sa force et sa joie de l'union avec le Père. Cette peine a rendu plus dures les autres souffrances. Cette absence de réconfort intérieur a été son plus grand supplice.

Mais Jésus savait que, dans cette phase extrême de son immolation, qui touchait aux fibres les plus intimes de son cœur, il complétait l'œuvre de réparation qui était le but de son sacrifice pour la réparation des péchés. Si le péché est une séparation de Dieu, Jésus devait éprouver dans la crise de son union avec le Père une souffrance proportionnée à cette séparation.

D'autre part, citant le début du psaume 21/22, que peut-être il continua de dire mentalement pendant la Passion, Jésus n'en ignorait pas la conclusion, qui se transforme en une hymne de libération et une annonce du salut apporté à tous par Dieu. L'expérience de l'abandon est donc un châtiment passager, qui laisse place à la libération personnelle et au salut universel. Dans l'âme affligée de Jésus, une telle perspective a certainement nourri l'espérance, d'autant plus qu'il a toujours présenté sa mort comme un passage vers la résurrection, comme sa vraie glorification. Et, à cette pensée, son âme reprend vigueur et joie en sentant qu'elle est proche, précisément au sommet du drame de la croix, l'heure de la victoire.