01/11/2006

Citations-155


Angelus 1-XI-2001


Nous célébrons aujourd'hui la Solennité de Tous les Saints. Dans la lumière de Dieu, nous rappelons tous ceux qui ont témoigné du Christ au cours de leur vie terrestre, en s'efforçant de mettre en pratique ses enseignements. Nous nous réjouissons avec nos frères et soeurs qui nous ont précédés en parcourant la même route que la nôtre et qui à présent, dans la gloire du Ciel, jouissent de la récompense méritée.

(...) Ils ont su aller à contre-courant, en accueillant le " discours de la montagne " comme règle inspiratrice de leur vie (...).

Chaque chrétien est appelé à la sainteté, c'est-à-dire à vivre les Béatitudes. L'Eglise indique ces frères et soeurs qui se sont distingués par leurs vertus et qui ont été des instruments de la grâce divine, comme des exemples pour chacun. Aujourd'hui, nous les célébrons tous ensemble, car, grâce à leur aide, nous pouvons croître dans l'amour de Dieu et être " sel de la terre et lumière du monde " (cf. Mt 5, 13-14).


19/08/2006

Citations-118


Message pour la Paix, 8-XII-01, n.8


Mais que signifie concrètement pardonner ? Et pourquoi pardonner ? Quand on parle du pardon, on ne peut éluder ces interrogations. Reprenant une réflexion que j'ai déjà eu l'occasion d'exposer pour la Journée mondiale de la Paix de 1997 ("Offre le pardon, reçois la paix"), je voudrais rappeler que le pardon réside dans le cœur de chacun avant d'être un fait social. C'est seulement dans la mesure où l'on proclame une éthique et une culture du pardon que l'on peut aussi espérer en une "politique du pardon", qui s'exprime dans des comportements sociaux et des institutions juridiques dans lesquels la justice elle-même puisse prendre un visage plus humain.

En réalité, le pardon est avant tout un choix personnel, une option du cœur qui va contre l'instinct spontané de rendre le mal pour le mal. Cette option trouve son élément de comparaison dans l'amour de Dieu, qui nous accueille malgré nos péchés, et son modèle suprême est le pardon du Christ qui a prié ainsi sur la Croix : "Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu'ils font" (Lc 23, 34). Le pardon a donc une racine et une mesure divines. Mais cela n'exclut pas que l'on puisse aussi en saisir la valeur à la lumière de considérations fondées sur le bon sens humain. La première de ces considérations concerne l'expérience vécue intérieurement par tout être humain quand il commet le mal. Il se rend compte alors de sa fragilité et il désire que les autres soient indulgents avec lui. Pourquoi donc ne pas agir envers les autres comme chacun voudrait que l'on agisse envers lui-même ? Tout être humain nourrit en lui-même l'espérance de pouvoir recommencer une période de sa vie, et de ne pas demeurer à jamais prisonnier de ses erreurs et de ses fautes. Il rêve de pouvoir à nouveau lever les yeux vers l'avenir, pour découvrir qu'il a encore la possibilité de faire confiance et de s'engager.


18/08/2006

Citations-117


Message pour la Paix, 8-XII-01, n.7


Suivant l'enseignement et l'exemple de Jésus, les chrétiens sont convaincus que faire preuve de miséricorde signifie vivre pleinement la vérité de notre vie : nous pouvons et nous devons être miséricordieux parce que nous avons bénéficié de la miséricorde d'un Dieu qui est Amour miséricordieux (cf. 1 Jn 4, 7-12). Le Dieu qui nous rachète par son entrée dans l'histoire et qui, à travers le drame du Vendredi saint, prépare la victoire du jour de Pâques est un Dieu de miséricorde et de pardon (cf. Ps 103 [102], 3-4. 10-13). Devant ceux qui le critiquaient parce qu'il mangeait avec les pécheurs, Jésus s'est exprimé ainsi : "Allez apprendre ce que veut dire cette parole : C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs" (Mt 9, 13). Les disciples du Christ, baptisés dans sa mort et dans sa résurrection, doivent toujours être des hommes et des femmes de miséricorde et de pardon.


13/08/2006

Citations-111


Message 6-VIII-01, n. 2
(pour la Journée mondiale du Malade, 11-II-2002)


Afin de découvrir le sens fondamental et définitif de la souffrance, "nous devons tourner nos regards vers la révélation de l'amour divin, source ultime du sens de tout ce qui existe" (Salvifici doloris, n. 13). La réponse à la question de la signification de la souffrance a été "donnée par Dieu à l'homme dans la Croix de Jésus-Christ" (ibid., n.13). La souffrance, séquelle du péché originel, revêt un sens nouveau ; elle devient participation à l'œuvre salvifique de Jésus-Christ (cf. CEC, n. 1521). A travers la souffrance sur la Croix, le Christ a vaincu le mal et nous a permis également de le surmonter. Nos souffrances acquièrent un sens et une valeur lorsqu'elles sont unies aux siennes. En tant que Dieu et homme, le Christ a assumé les souffrances de l'humanité et en lui, la souffrance humaine elle-même acquiert une signification rédemptrice. Dans cette union entre l'humain et le divin, la souffrance produit le bien et remporte la victoire sur le mal.


15/06/2006

Citations-85


Discours, 23-IX-2001, n. 3
(Aux jeunes, à l'Université Eurasia ; Kazakhstan)


On m'a dit que dans votre très belle langue, le kazakh, "je t'aime" se dit : mien siené jaksé korejmen, expression que l'on peut traduire par : "je te regarde bien, je porte sur toi un regard bienveillant". L'amour de l'homme, mais, plus encore, l'amour de Dieu envers l'homme et la création naît d'un regard bienveillant, d'un regard qui fait voir le bien et conduit à voir le bien : "Dieu vit tout ce qu'il avait fait : cela était très bon", voilà ce que l'on dit dans la Bible (Gn 1, 31). Un tel regard permet de saisir tout ce qu'il y a de positif dans la réalité et conduit à considérer, au-delà d'une approche superficielle, la beauté et la richesse de tout être humain qui vient à notre rencontre.

Spontanément, nous nous demandons : "Qu'est-ce qui rend l'être humain beau et grand ?". Voilà la réponse que je vous propose : ce qui rend l'être humain grand est l'empreinte de Dieu qu'il porte en lui. Selon la parole de la Bible, il a été créé "à l'image et à la ressemblance de Dieu" (cf. Gn 1, 26). C'est précisément pour cela que le cœur de l'homme n'est jamais satisfait : il veut quelque chose de meilleur, il veut plus, il veut tout. Aucune réalité finie ne le satisfait ni ne l'apaise. Augustin d'Hippone, antique Père de l'Église, disait : "Tu nous as faits, ô Seigneur, pour toi, et notre cœur ne sera apaisé que lorsqu'il trouvera la paix en toi" (Confessions 1,1). La question que votre grand penseur et poète Ahmed Jassavi, répète à plusieurs reprises dans ses vers, ne jaillit-elle pas de cette même intuition : "À quoi sert la vie, sinon à être donnée, et donnée au Très-Haut ?"


14/06/2006

Citations-84


Discours, 23-IX-2001, n. 2
(Aux jeunes, à l'Université Eurasia ; Kazakhstan)


En préparant mon voyage, je me suis demandé ce que les jeunes du Kazakhstan voudraient entendre du Pape de Rome, ce qu'ils voudraient lui demander. Je connais les jeunes et je sais qu'ils s'intéressent aux questions de fond. La première question que vous voudriez me poser est probablement celle-ci : "Qui suis-je, Pape Jean-Paul II, selon l'Évangile que tu annonces ? Quel est le sens de la vie ? Quel est mon destin ?" Ma réponse, chers jeunes, est très simple, mais d'une grande portée : Voilà, tu es une pensée de Dieu, tu es un battement du cœur de Dieu. Affirmer cela revient à dire que tu as en quelque sorte une valeur d'une certaine manière infinie, que tu comptes pour Dieu dans ton individualité irremplaçable.

Vous comprenez alors, chers jeunes, pourquoi je vous rencontre, ce soir, avec respect et émotion, et je porte sur vous un regard empli d'une profonde affection et confiance. (...)

Soyez conscients de la valeur unique que chacun de vous possède et sachez vous accepter dans vos convictions diverses, tout en recherchant ensemble la plénitude de la vérité. Votre pays a fait l'expérience de la violence humiliantede l'idéologie. Ne soyez pas à présent en proie à la violence non moins destructrice du "néant". Quel vide étouffant, si dans la vie, il n'y a rien qui compte, si l'on ne croit à rien ! Le néant est la négation de l'infini, que votre vaste steppe évoque avec force, de l'infini auquel le cœur de l'homme aspire de façon irrésistible.


12/06/2006

Citations-82


Discours 26-IV-2001, n. 4
(A l'Académie pontificale ecclésiastique
pour son 300e anniversaire)


Comme Simon-Pierre, comme Thomas..., Nathanaël et les fils de Zébédée, et les deux autres apôtres épuisés par une nuit de travail au cours de laquelle "ils n'avaient rien pris" (cf. Jn 21,3), vous pourrez parfois être saisis, vous aussi, par le découragement. Ne vous abandonnez pas à cette tentation du Malin. Approchez-vous plutôt du Christ ressucité, goûtez et faites goûter en profondeur la puissance qui émane de la définition qu'il a donné de lui-même : "Je suis l'Alpha et l'Oméga, le Premier et le Dernier" (Ap 21,6). Soutenus par la force qui émane de lui, vous pourrez, vous aussi, réaliser une pêche abondante, orientant bien d'autres êtres humains vers la recherche du bien et du vrai. Il vous suffira d'être fidèles à l'Évangile sans aucune hésitation : ce sera ainsi que vous donnerez aux autres la possibilité de connaître la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur de l'amour du Christ (cf. Ep 3,18).


02/05/2006

Citations-60


Homélie, 24-IX-2000, nn. 1-2
(Messe en conclusion du Congrès mariologique-marial
international et du Jubilé des sanctuaires mariaux)


"Prenant un petit enfant, il le plaça au milieu d'eux" (Mc 9,36). Ce geste singulier de Jésus (...) se situe immédiatement après le conseil avec lequel le Maître avait exhorté les disciples à désirer non pas le primat du pouvoir, mais celui du service. (...) On dirait que le Maître ressentait le besoin d'illustrer un enseignement aussi exigeant grâce à l'eloquence d'un geste riche de tendresse. (...)

Dans le baiser à l'enfant, le Christ révèle tout d'abord la délicatesse de son cœur, capable de toutes les nuances de la sensibilité et de l'affection. Il y a tout d'abord la tendresse du Père, qui depuis l'éternité, dans l'Esprit Saint, l'aime et voit dans son visage humain le "Fils bien-aimé" qui a toute sa faveur (cf. Mc 1,11 ; 9,7). Il y a ensuite la tendresse toute féminine et maternelle dont l'a entouré Marie au cours des longues années passées dans la maison de Nazareth. (...)

"Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous" (Mc 9,35). Dans l'icône du baiser donné à l'enfant apparaît toute la vigueur de ce principe qui, dans la personne de Jésus, et ensuite également en Marie, trouve sa réalisation exemplaire.


25/04/2006

Citations-53


Audience générale, 8-IV-1992


L'offrande du Christ sur la Croix, rendue présente par le sacrifice eucharistique, communique au croyant son dynamisme d'amour généreux ; le banquet eucharistique nourrit les fidèles du corps et du sang de l'Agneau divin, immolé pour nous, et leur donne la force de "suivre ses traces" (cf. 1 Pt 2,21).


09/04/2006

Citations-35


Angelus, 20 mars 2005, Dimanche des Rameaux
Place Saint-Pierre


Il y a vingt ans, précisément sur cette Place, virent le jour les Journées mondiales de la Jeunesse. C'est pourquoi aujourd'hui, je m'adresse en particulier aux jeunes. A vous, très chers amis, qui êtes ici présents, et aux jeunes du monde entier.

Jean-Paul II

Très chers jeunes ! Au mois d'août prochain aura lieu la Rencontre mondiale de la Jeunesse à Cologne, au cœur de l'Allemagne et de l'Europe. (...) Aujourd'hui, vous adorez la Croix du Christ, que vous portez dans le monde entier, car vous avez cru à l'amour de Dieu, qui s'est révélé pleinement dans le Christ crucifié.

Très chers jeunes ! Je me rends toujours plus compte de combien a été providentiel et prophétique, que précisément ce jour, dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur, soit devenu votre Journée. Cette fête renferme une grâce particulière, celle de la joie unie à la Croix, qui résume en elle le mystère chrétien.

Aujourd'hui, je vous le dis : continuez sans vous lasser le chemin entrepris pour être partout témoins de la Croix glorieuse du Christ. N'ayez pas peur ! Que la joie du Seigneur, crucifié et ressuscité, soit votre force, et que la Très Sainte Vierge Marie soit toujours à vos côtés.


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