13/08/2006

Citations-111


Message 6-VIII-01, n. 2
(pour la Journée mondiale du Malade, 11-II-2002)


Afin de découvrir le sens fondamental et définitif de la souffrance, "nous devons tourner nos regards vers la révélation de l'amour divin, source ultime du sens de tout ce qui existe" (Salvifici doloris, n. 13). La réponse à la question de la signification de la souffrance a été "donnée par Dieu à l'homme dans la Croix de Jésus-Christ" (ibid., n.13). La souffrance, séquelle du péché originel, revêt un sens nouveau ; elle devient participation à l'œuvre salvifique de Jésus-Christ (cf. CEC, n. 1521). A travers la souffrance sur la Croix, le Christ a vaincu le mal et nous a permis également de le surmonter. Nos souffrances acquièrent un sens et une valeur lorsqu'elles sont unies aux siennes. En tant que Dieu et homme, le Christ a assumé les souffrances de l'humanité et en lui, la souffrance humaine elle-même acquiert une signification rédemptrice. Dans cette union entre l'humain et le divin, la souffrance produit le bien et remporte la victoire sur le mal.


15/06/2006

Citations-85


Discours, 23-IX-2001, n. 3
(Aux jeunes, à l'Université Eurasia ; Kazakhstan)


On m'a dit que dans votre très belle langue, le kazakh, "je t'aime" se dit : mien siené jaksé korejmen, expression que l'on peut traduire par : "je te regarde bien, je porte sur toi un regard bienveillant". L'amour de l'homme, mais, plus encore, l'amour de Dieu envers l'homme et la création naît d'un regard bienveillant, d'un regard qui fait voir le bien et conduit à voir le bien : "Dieu vit tout ce qu'il avait fait : cela était très bon", voilà ce que l'on dit dans la Bible (Gn 1, 31). Un tel regard permet de saisir tout ce qu'il y a de positif dans la réalité et conduit à considérer, au-delà d'une approche superficielle, la beauté et la richesse de tout être humain qui vient à notre rencontre.

Spontanément, nous nous demandons : "Qu'est-ce qui rend l'être humain beau et grand ?". Voilà la réponse que je vous propose : ce qui rend l'être humain grand est l'empreinte de Dieu qu'il porte en lui. Selon la parole de la Bible, il a été créé "à l'image et à la ressemblance de Dieu" (cf. Gn 1, 26). C'est précisément pour cela que le cœur de l'homme n'est jamais satisfait : il veut quelque chose de meilleur, il veut plus, il veut tout. Aucune réalité finie ne le satisfait ni ne l'apaise. Augustin d'Hippone, antique Père de l'Église, disait : "Tu nous as faits, ô Seigneur, pour toi, et notre cœur ne sera apaisé que lorsqu'il trouvera la paix en toi" (Confessions 1,1). La question que votre grand penseur et poète Ahmed Jassavi, répète à plusieurs reprises dans ses vers, ne jaillit-elle pas de cette même intuition : "À quoi sert la vie, sinon à être donnée, et donnée au Très-Haut ?"


12/06/2006

Citations-82


Discours 26-IV-2001, n. 4
(A l'Académie pontificale ecclésiastique
pour son 300e anniversaire)


Comme Simon-Pierre, comme Thomas..., Nathanaël et les fils de Zébédée, et les deux autres apôtres épuisés par une nuit de travail au cours de laquelle "ils n'avaient rien pris" (cf. Jn 21,3), vous pourrez parfois être saisis, vous aussi, par le découragement. Ne vous abandonnez pas à cette tentation du Malin. Approchez-vous plutôt du Christ ressucité, goûtez et faites goûter en profondeur la puissance qui émane de la définition qu'il a donné de lui-même : "Je suis l'Alpha et l'Oméga, le Premier et le Dernier" (Ap 21,6). Soutenus par la force qui émane de lui, vous pourrez, vous aussi, réaliser une pêche abondante, orientant bien d'autres êtres humains vers la recherche du bien et du vrai. Il vous suffira d'être fidèles à l'Évangile sans aucune hésitation : ce sera ainsi que vous donnerez aux autres la possibilité de connaître la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur de l'amour du Christ (cf. Ep 3,18).


06/06/2006

Citations-77


Message 24-I-2002, n. 4
(à l'occasion de la Journée Mondiale des Communications)


Cependant, certaines questions nécessaires, et même évidentes, surgissent lorsque l'on utilise Internet dans l'œuvre de l'évangélisation. L'essence d'Internet est qu'il fournit un flux presque continuel d'informations, dont la plupart passe en un instant. Dans une culture qui se nourrit d'éphémère, on peut facilement risquer de croire que ce sont les faits qui sont importants, et non pas les valeurs. Internet offre d'importantes connaissances, mais il n'enseigne pas de valeurs ; et lorsque les valeurs sont méprisées, notre humanité même est diminuée et l'homme perd rapidement de vue sa dignité transcendante. En dépit de son immense potentiel de bien, certaines des façons dégradantes et nuisibles dont est utilisé Internet sont déjà connues de tous, et les autorités publiques ont certainement une responsabilité pour garantir que cet instrument merveilleux serve le bien commun et ne devienne pas une source de danger.


01/06/2006

Citations-72


Homélie 15-VIII-2004, n. 4 (Lourdes)


Mon âme exalte le Seigneur... (Lc 1, 46). Lors de sa rencontre avec Élisabeth, les sentiments de Marie jaillissent avec force dans le cantique du Magnificat. Par ses lèvres s'expriment l'attente pleine d'espérance des «pauvres du Seigneur» ainsi que la conscience de l'accomplissement des promesses, parce que Dieu s'est souvenu de son amour (cf. Lc 1, 54).

C'est précisément de cette conscience que jaillit la joie de la Vierge Marie, qui transparaît dans l'ensemble du cantique : joie de se savoir «regardée» par Dieu malgré sa «faiblesse» (cf. Lc 1, 48) ; joie en raison du «service» qu'il lui est possible de rendre, grâce aux «merveilles» auxquelles l'a appelée le Tout-Puissant (cf. Lc 1, 49) ; joie pour l'avant-goût des béatitudes eschatologiques, réservées aux «humbles» et aux «affamés» (cf. Lc 1, 52-53).

Après le Magnificat vient le silence ; rien n'est dit des trois mois de la présence de Marie aux côtés de sa cousine Élisabeth. Ou peut-être il nous est dit la chose la plus importante : le bien ne fait pas de bruit, la force de l'amour s'exprime dans la tranquille discrétion du service quotidien.


26/03/2006

Citations-21


Encyclique Fides et ratio (14-IX-1998), n. 103


Tandis que je ne me lasse pas de proclamer l'urgence d'une nouvelle évangélisation, je fais appel aux philosophes pour qu'ils sachent approfondir les dimensions du vrai, du bon et du beau, auxquelles donne accès la parole de Dieu. Cela devient plus urgent lorsque l'on considère les défis que le nouveau millénaire semble lancer et qui touchent particulièrement les régions et les cultures d'ancienne tradition chrétienne. Cette préocupation doit aussi être considérée comme un apport fondamental et original sur la route de la nouvelle évangélisation.