29/08/2006

Citations-128


Levez-vous ! Allons ! , p. 70


L'intérêt pour autrui commence dans la prière de l'évêque, dans son colloque avec le Christ qui lui confie “les siens“. La prière le prépare à ces rencontres avec les autres. Dès lors que l'esprit est ouvert, ces rencontres permettent de se connaître et de se comprendre réciproquement, même quand on a peu de temps. Moi, je prie simplement pour tous, jour après jour. Quand je rencontre une personne, je prie déjà pour elle, et cela facilite toujours la relation. (...) Toutefois j'ai pour principe d'accueillir chacun comme une personne que le Seigneur m'envoie et qu'en même temps il me confie.

Je n'aime pas l'expression “masse“, qui a un fort goût d'anonymat ; je préfère le terme de “multitude“. Le Christ marchait sur les routes de Palestine et souvent de grandes “multitudes“ de personnes le suivaient ; et en était de même pour les apôtres.


14/08/2006

Citations-112


Message 6-VIII-01, n.2
(pour la Journée mondiale du Malade, 11-II-2002)


La foi nous enseigne à rechercher la signification ultime de la souffrance dans la Passion, la Mort et la Résurrection du Christ. La réponse chrétienne à la douleur et à la souffrance n'est jamais la passivité. Poussée par la charité chrétienne, qui trouve son expression suprême dans la vie et dans l'œuvre de Jésus qui "a passé en faisant le bien" (Ac 10, 38), l'Eglise va à la rencontre des malades et de ceux qui souffrent, leur apportant réconfort et espérance. Il ne s'agit pas d'un simple exercice de bienfaisance, mais d'un geste motivé par la compassion et la sollicitude, qui conduit à l'assistance et au service dévoué. Cela comporte en ultime analyse le don généreux de soi aux autres, et en particulier à ceux qui souffrent (cf. Salvifici doloris, n. 29). La parabole évangélique du Bon Samaritain explique bien les très nobles sentiments et la réponse d'une personne confrontée à un autre être humain qui souffre et qui est dans le besoin. Un Bon Samaritain est quelqu'un qui s'arrête pour répondre aux besoins de tous ceux qui souffrent.


27/06/2006

Citations-97


Encyclique Redemptoris missio (7-XII-1990), n. 42


(La première forme d'évangélisation est le témoignage)

L'homme contemporain croit plus les témoins que les maîtres, l'expérience que la doctrine, la vie et les faits que les théories. Première forme de la mission, le témoignage de la vie chrétienne est aussi irremplaçable. Le Christ, dont nous continuons la mission, est le "témoin" par excellence (cf. Ap 1, 5; 3, 14) et le modèle du témoignage chrétien. L'Esprit Saint accompagne l'Eglise dans son cheminement et l'associe au témoignage qu'Il rend au Christ (cf. Jn 15, 26-27).

(...) Le témoignage évangélique auquel le monde est le plus sensible est celui de l'attention aux personnes et de la charité envers les pauvres, les petits et ceux qui souffrent. La gratuité de cette attitude et de ces actions, qui contrastent profondément avec l'égoïsme présent en l'homme, suscite des interrogations précises qui orientent vers Dieu et vers l'Evangile. De même, l'engagement pour la paix, la justice, les droits de l'homme, la promotion de la personne humaine est un témoignage évangélique dans la mesure où il est une marque d'attention aux personnes et où il tend vers le développement intégral de l'homme.


18/04/2006

Citations-46


Homélie, 30-IV-2000, n. 5
(Lors de la canonisation de Sœur Maria Faustyna Kowalska)


Amour de Dieu et amour des frères sont en effet indissociables.

(...) il n'est pas facile d'aimer d'un amour profond, fait d'authentique don de soi. Cet amour ne s'apprend qu'à l'école de Dieu, à la chaleur de sa charité. En fixant sur lui notre regard, en nous mettant en parfaite harmonie avec son cœur de Père, nous devenons capables de regarder nos frères avec des yeux nouveaux, dans une attitude de gratuité et de partage, de générosité et de pardon. Tout cela est miséricorde!

(...) "La multitude de ceux qui avaient adhéré à la foi avait un seul cœur et une seule âme, et personne ne se disait propriétaire de ce qu'il possédait, mais on mettait tout en commun" (Ac 4,32). Ici, la miséricorde du cœur est devenue aussi un style de rapports, un projet de communauté, un partage des biens. Ici se sont épanouies les "œuvres de miséricorde", spirituelles et corporelles.


13/04/2006

Citations-41


Lettre aux prêtres, 25-III-2001, n. 1
(à l'occasion du Jeudi Saint)


Jean-Paull II, Eucharistie

Lauda Sion Salvatorem, lauda ducem et pastorem, in hymnis et canticis ! Oui, vraiment, il est grand, le mystère dont nous avons été faits les ministres. Mystère d'un amour sans limites, car "ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu'au bout" (Jn 13, 1) ; mystère d'unité qui, venant des sources de la vie trinitaire, rejaillit sur nous pour nous faire "un" par le don de l'Esprit (cf. Jn 17) ; mystère de la divine diakonia qui conduit le Verbe fait chair à laver les pieds de sa créature, montrant que le service est la voie principale de toute relation authentique entre les hommes : "Comme je l'ai fait, faites-le vous aussi..." (Jn 13, 15).

De ce grand mystère, nous avons été faits, à un titre spécial, les témoins et les ministres.


03/04/2006

Citations-29


Audience générale, 23-XI-1988, n. 6


Mater Ecclesiae

Elle est donc objet de foi, comme l'est la grâce elle-même, à laquelle elle est reliée, mais qui n'exclut pas, et même comporte, toute une floraison de pensées, d'affections tendres et douces, de sentiments très vifs d'espérance, de confiance, d'amour qui font partie du don du Christ.

Jésus, qui avait expérimenté et apprécié l'amour maternel de Marie dans sa propre vie, a voulu que ses disciples eux aussi puissent à leur tour jouir de cet amour maternel comme composante de leur rapport avec lui dans tout le développement de leur vie spirituelle. Il s'agit de sentir Marie comme Mère, en lui permettant de nous former à la véritable docilité envers Dieu, à la vraie union avec le Christ, à la vraie charité envers le prochain.


20/03/2006

Citations-14


Exhortation apostolique Redemptoris custos (15-VIII-1989)
(chapitre V : La primauté de la vie intérieure)


Puisque l'amour "paternel" de Joseph ne pouvait pas ne pas influer sur l'amour "filial" de Jésus et que, réciproquement, l'amour "filial" de Jésus ne pouvait pas ne pas influer sur l'amour "paternel" de Joseph, comment arriver à connaître en profondeur cette relation tout à fait singulière ? Les âmes les plus sensibles aux impulsions de l'amour divin voient à juste titre en Joseph un exemple lumineux de vie intérieure.

En outre l'apparente tension entre la vie active et la vie contemplative est dépassée en lui de maniète idéale, comme cela peut se faire en celui qui possède la perfection de la charité. Selon la distinction bien connue entre l'amour de la vérité (charitas veritatis) et l'exigence de l'amour (necessitas charitatis) (cf. St Thomas, Somme théol., II-II, q. 182, a. 1, ad 3), nous pouvons dire que Joseph a expérimenté aussi bien l'amour de la vérité, c'est-à-dire le pur amour de contemplation de la Vérité divine qui rayonnait de l'humanité du Christ, que l'exigence de l'amour, c'est-à-dire l'amour, pur lui aussi, du service, requis par la protection et le développement de cette même humanité. (n. 27)


11/03/2006

Citations-6


Message pour le Carême 2000, 21-IX-1999


Le Royaume que le Christ manifestera dans sa plénitude à la fin des temps est déjà présent là où les hommes vivent selon la volonté de Dieu. L'Église est appelée à manifester la communion, la paix et la charité qui la caractérisent. Dans cette mission, la communauté chrétienne sait que la foi sans les œuvres est morte (cf. Jc 2, 17). Ainsi, par la charité, le chrétien rend visible l'amour de Dieu pour les hommes, révélé dans le Christ, et il manifeste sa présence dans le monde " jusqu'à la fin des temps ". Pour le chrétien, la charité n'est pas seulement un geste ou un idéal : elle est, pour ainsi dire, le prolongement de la présence du Christ qui se donne lui-même.