03/11/2006

Citations-156


Angelus 1-XI-2001


La communion des saints dépasse le seuil de la mort. C'est une communion qui possède son centre en Dieu, le Dieu des vivants (cf. Mt 22, 32). « Heureux les morts qui meurent dans le Seigneur » (Ap 14, 13), lisons-nous dans le Livre de l'Apocalypse. C'est précisément la fête de tous les Saints qui donne une signification à la commémoration de Tous les fidèles défunts, que nous célébrerons demain. Il s'agit d'une journée de prière et de profonde réflexion sur le mystère de la vie et de la mort. « Car Dieu n'a pas fait la mort » - affirme l'Ecriture - mais « il a tout créé pour l'être » (Sg 1,13-14). « C'est par l'envie du diable que la mort est entrée dans le monde ; ils en font l'expérience, ceux qui lui appartiennent » (Sg 2, 24). L'Evangile révèle que Jésus-Christ possédait un pouvoir absolu sur la mort physique, qu'Il considérait presque comme un sommeil (cf. Mt 9, 24-25; Lc 7, 14-15; Jn 11, 11). La mort que Jésus invite à craindre est une autre: celle de l'âme qui, en raison du péché, perd la vie divine de la grâce, se privant définitivement de la vie et du bonheur.

01/11/2006

Citations-155


Angelus 1-XI-2001


Nous célébrons aujourd'hui la Solennité de Tous les Saints. Dans la lumière de Dieu, nous rappelons tous ceux qui ont témoigné du Christ au cours de leur vie terrestre, en s'efforçant de mettre en pratique ses enseignements. Nous nous réjouissons avec nos frères et soeurs qui nous ont précédés en parcourant la même route que la nôtre et qui à présent, dans la gloire du Ciel, jouissent de la récompense méritée.

(...) Ils ont su aller à contre-courant, en accueillant le " discours de la montagne " comme règle inspiratrice de leur vie (...).

Chaque chrétien est appelé à la sainteté, c'est-à-dire à vivre les Béatitudes. L'Eglise indique ces frères et soeurs qui se sont distingués par leurs vertus et qui ont été des instruments de la grâce divine, comme des exemples pour chacun. Aujourd'hui, nous les célébrons tous ensemble, car, grâce à leur aide, nous pouvons croître dans l'amour de Dieu et être " sel de la terre et lumière du monde " (cf. Mt 5, 13-14).


15/08/2006

Citations-114


Encyclique Redemptoris Mater (25-III-1987), n. 41, §3-4


A cette exaltation de la "fille de Sion par excellence" dans son Assomption au ciel est lié le mystère de sa gloire éternelle. La Mère du Christ est en effet glorifiée comme "Reine de l'univers" . Celle qui s'est déclarée "servante du Seigneur" à l'Annonciation est restée, durant toute sa vie terrestre, fidèle à ce que ce nom exprime, se confirmant ainsi véritable "disciple" du Christ, qui avait fortement souligné le caractère de service de sa mission : le Fils de l'homme "n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude" (Mt 20, 28). C'est pourquoi Marie est devenue la première de ceux qui, "servant le Christ également dans les autres, conduisent leurs frères, dans l'humilité et la patience, jusqu'au Roi dont on peut dire que le servir, c'est régner", et elle a pleinement atteint cet "état de liberté royale" qui est propre aux disciples du Christ : servir, ce qui veut dire régner !

"Le Christ, s'étant fait obéissant jusqu'à la mort et pour cela même ayant été exalté par le Père (cf. Ph 2, 8-9), est entré dans la gloire de son royaume; à lui, tout est soumis, en attendant que lui-même se soumette à son Père avec toute la création, afin que Dieu soit tout en tous (cf. 1 Co 15, 27-28)" . Marie, servante du Seigneur, a sa part dans ce Royaume de son Fils. La gloire de servir ne cesse d'être son exaltation royale : montée au ciel, elle ne suspend pas son rôle salvifique dans lequel s'exprime la médiation maternelle "jusqu'à la consommation définitive de tous les élus". Ainsi, celle qui, sur terre, "garda fidèlement l'union avec son Fils jusqu'à la Croix" continue à lui être unie, alors que désormais "tout est soumis à lui, en attendant que lui-même se soumette à son Père avec toute la création". Et ainsi, dans son assomption au ciel, Marie est comme enveloppée dans toute la réalité de la communion des saints, et son union même à son Fils dans la gloire est toute tendue vers la plénitude définitive du Royaume, lorsque "Dieu sera tout en tous".