18/09/2006

Citations-141


Message 7-X-01
(au Président de la Conférence des Evêques de France, à l'occasion du centenaire de la consécration de la basilique Notre-Dame du Rosaire, Lourdes)


Le 6 octobre 1901, ...le Pape Léon XIII invitait tous les évêques du monde à partager la joie que lui procurait la consécration de cette église dédiée à Notre-Dame du Rosaire, se félicitant de l'occasion ainsi offerte aux chrétiens d'approfondir la signification de la pratique antique et vénérable de la prière à la Mère de Dieu. (...) Parabole vivante de pierre et de lumière, cette basilique déploie aux yeux des pèlerins les quinze mystères de la vie du Christ, révélant ainsi le sens profond du Rosaire. Cette prière, centrée sur la contemplation de l'Incarnation rédemptrice, nous fait participer sous la conduite de la Vierge Marie aux actes du Sauveur. Avec cette Mère très pure, nous parcourons l'histoire du salut et, à travers la méditation des mystères du Rosaire, nous accueillons l'amour de Dieu, manifesté de manière sublime dans le don du Verbe Incarné. Ainsi, grâce au culte rendu à la Vierge, l'Église ne perd jamais de vue son but ultime qui est “de glorifier Dieu et d'engager les chrétiens dans une vie totalement conforme à sa volonté” (Paul VI, Ex. apost. Marialis cultus, n. 49).


27/08/2006

Citations-126


Lettre Dominicae Cenae (24-II-1980), n. 3


Notre adoration possède encore une autre caractéristique particulière. Elle est pénétrée de la grandeur de cette mort humaine, dans laquelle le monde, c'est-à-dire chacun de nous, a été aimé "jusqu'au bout". De la sorte, elle est aussi une réponse qui veut chercher à s'acquitter envers l'Amour immolé jusqu'à la mort sur une croix : elle est notre "Eucharistie", c'est-à-dire notre action de grâces, notre louange pour avoir été rachetés par sa mort et rendus participants de la vie immortelle par sa résurrection. (...)

L'animation et l'approfondissement du culte eucharistique sont une preuve du renouveau authentique que le Concile s'est fixé comme but, et ils en sont le point central. Et cela, vénérés et chers Frères, mérite que nous y réfléchissions spécialement. L'Eglise et le monde ont grand besoin du culte eucharistique. Jésus nous attend dans ce sacrement de l'amour. Ne mesurons pas notre temps pour aller le rencontrer dans l'adoration, dans la contemplation pleine de foi et prête à réparer les grandes fautes et les grands délits du monde. Que notre adoration ne cesse jamais !


22/08/2006

Citations-121


Homélie, 24-V-01, n.5
Messe de clôture du Consistoire


Oui, chers frères et sœurs ! Nous ne serons pas seuls à parcourir le chemin qui nous attend. (...) Nous ne serons pas seuls, en particulier parce que la Très Sainte Trinité sera avec nous. Les engagements que j'ai confiés comme consigne à toute l'Église dans Novo millennio ineunte, les problèmes sur lesquels le Consistoire a réfléchi, ne seront pas affrontés uniquement avec des forces humaines, mais avec la puissance qui vient d'" en-haut " . Telle est la certitude qui trouve sans cesse sa confirmation dans la contemplation du Christ monté au ciel. (...)

C'est donc avec une confiance renouvelée que "nous prenons le large" en son nom !


08/06/2006

Citations-79


Message 24-I-2002, n. 6
(à l'occasion de la Journée Mondiale des Communications)


Internet fait apparaître des milliards d'images sur des millions d'écrans d'ordinateurs partout dans le monde. De cette galaxie d'image et de son, le visage du Christ ressortira-t-il et la voix du Christ sera-t-elle entendue ? Car ce n'est que lorsque son visage sera contemplé et sa voix entendue que le monde connaîtra la bonne nouvelle de notre rédemption. Tel est le but de l'évangélisation. Et c'est ce qui fera d'Internet un espace véritablement humain, car s'il n'y a pas de place pour le Christ, il n'y a pas de place pour l'homme. C'est pourquoi, en cette Journée mondiale des Communications, j'exhorte toute l'Eglise à franchir courageusement ce seuil, à prendre le large dans les profondeurs d'Internet, afin qu'à présent, comme par le passé, le grand engagement de l'Evangile et de la culture puisse montrer au monde "la gloire de Dieu qui est sur la face du Christ" (2 Co 4, 6). Puisse le Seigneur bénir tous ceux qui œuvrent à cet objectif.


07/06/2006

Citations-78


Message 24-I-2002, n. 4
(à l'occasion de la Journée Mondiale des Communications)


Internet redéfinit de façon radicale le rapport psychologique d'une personne au temps et à l'espace. L'attention est concentrée sur ce qui est tangible, utile, et immédiatement disponible ; l'encouragement à approfondir la pensée et la réflexion peuvent manquer. Pourtant, les êtres humains ont un besoin vital de temps et de calme intérieur pour réfléchir et examiner la vie et ses mystères, et pour acquérir progressivement une domination mûre d´eux-mêmes et du monde qui les entoure. La compréhension et la sagesse sont le fruit d'un œil contemplatif sur le monde, et ne proviennent pas d'une simple accumulation de faits, quel que soit leur intérêt. Ils sont le résultat d'une réflexion qui pénètre la signification plus profonde des choses les unes par rapport aux autres et par rapport à la réalité tout entière.De plus, en tant que forum dans lequel pratiquement tout est acceptable et pratiquement rien ne dure, Internet favorise une façon relativiste de penser et alimente parfois le manque de responsabilité et d'engagement personnels.


06/05/2006

Citations-64


Audience générale, 2-I-2002, n. 4


Nous entrons ainsi dans la nouvelle année avec confiance, en imitant la foi et la disponibilité docile de Marie, qui conserve et médite en son cœur (cf. Lc 2, 19) toutes les merveilles qui se déroulent sous ses yeux. Dieu lui-même accomplit, à travers son Fils unique, le salut plein et définitif de l'humanité tout entière.

Contemplons la Vierge alors qu'elle accueille Jésus entre ses bras pour le donner à tous les hommes. Comme Elle, regardons avec soin et conservons dans notre cœur les grandes choses que Dieu accomplit chaque jour dans l'histoire. Nous apprendrons ainsi à reconnaître, dans les événements de la vie quotidienne, l'intervention constante de la divine Providence, qui guide tout avec sagesse et amour.


24/04/2006

Citations-52


Audience générale, 2-VIII-2000, n. 3


Il faut avoir l'oreille de l'âme libérée de tout bruit pour saisir cette voix divine qui résonne dans l'univers. Auprès de la Révélation proprement dite contenue dans les Écritures Saintes, il existe donc une manifestation divine dans l'éblouissement du soleil et la tombée de la nuit. La nature est elle aussi, en un certain sens, le "livre de Dieu".


20/04/2006

Citations-48


Discours, 8-VI-1997, n. 4
(600e anniversaire de l'Université de Cracovie)


L'homme a une conscience vive du fait que la vérité est au-dessus de lui et en lui. L'homme ne crée pas la vérité ; la vérité se dévoile plutôt à lui lorsqu'il la recherche avec persévérance. La connaissance de la vérité engendre la joie spirituelle (gaudium veritatis) unique en son genre. (...) Dans cette expérience de joie d'avoir trouvé la vérité, on peut voir aussi la confirmation de la vocation transcendante de l'homme à s'ouvrir à l'infini.

(...) La quête de la vérité, même si elle concerne la réalité finie du monde ou de l'homme, est sans fin, mais renvoie toujours à quelque chose de plus élevé que l'objet d'étude immédiat, vers des questions qui donnent accès au Mystère. Comme il est important que la pensée de l'homme ne soit pas fermée à la réalité du Mystère, que l'homme ne devienne pas insensible au Mystère, qu'il ne lui manque pas le courage de plonger dans les profondeurs !


16/04/2006

Citations-44


Lettre Apostolique Rosarium Virginis Mariae (16-X-2002), n. 23


"La contemplation du visage du Christ ne peut s'arrêter à son image de crucifié. Il est le Ressuscité !" (Lettre apostolique Novo millennio ineunte, 6 janvier 2001, n.28). Depuis toujours le Rosaire exprime cette conscience de la foi, invitant le croyant à aller au-delà de l'obscurité de la Passion, pour fixer son regard sur la gloire du Christ dans la Résurrection et dans l'Ascension. En contemplant le Ressuscité, le chrétien redécouvre les raisons de sa propre foi (cf. 1Co 15,14), et il revit la joie non seulement de ceux à qui le Christ s'est manifesté – les Apôtres, Marie-Madeleine, les disciples d'Emmaüs –, mais aussi la joie de Marie, qui a dû faire une expérience non moins intense de la vie nouvelle de son Fils glorifié. À cette gloire qui, par l'Ascension, place le Christ à la droite du Père, elle sera elle-même associée par l'Assomption, anticipant, par un privilège très spécial, la destinée réservée à tous les justes par la résurrection de la chair. Enfin, couronnée de gloire – comme on le voit dans le dernier mystère glorieux –, elle brille comme Reine des Anges et des Saints, anticipation et sommet de la condition eschatologique de l'Église.


15/04/2006

Citations-43


Lettre Apostolique Rosarium Virginis Mariae (16-X-2002), n. 10


La contemplation du Christ trouve en Marie son modèle indépassable. Le visage du Fils lui appartient à un titre spécial. C'est dans son sein qu'il s'est formé, prenant aussi d'elle une ressemblance humaine qui évoque une intimité spirituelle assurément encore plus grande. Personne ne s'est adonné à la contemplation du visage du Christ avec autant d'assiduité que Marie. Déjà à l'Annonciation, lorsqu'elle conçoit du Saint-Esprit, les yeux de son cœur se concentrent en quelque sorte sur Lui ; au cours des mois qui suivent, elle commence à ressentir sa présence et à en pressentir la physionomie. Lorsque enfin elle lui donne naissance à Bethléem, ses yeux de chair se portent aussi tendrement sur le visage de son Fils tandis qu'elle l'enveloppe de langes et le couche dans une crèche (cf. Lc 2, 7).

Pieta

À partir de ce moment-là, son regard, toujours riche d'un étonnement d'adoration, ne se détachera plus de Lui. Ce sera parfois un regard interrogatif, comme dans l'épisode de sa perte au temple : "Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ?" (Lc 2, 48) ; ce sera dans tous les cas un regard pénétrant, capable de lire dans l'intimité de Jésus, jusqu'à en percevoir les sentiments cachés et à en deviner les choix, comme à Cana (cf.Jn 2, 5) ; en d'autres occasions, ce sera un regard douloureux, surtout au pied de la croix, où il s'agira encore, d'une certaine manière, du regard d'une "femme qui accouche", puisque Marie ne se limitera pas à partager la passion et la mort du Fils unique, mais qu'elle accueillera dans le disciple bien-aimé un nouveau fils qui lui sera confié (cf. Jn 19, 26-27) ; au matin de Pâques, ce sera un regard radieux en raison de la joie de la résurrection et, enfin, un regard ardent lié à l'effusion de l'Esprit au jour de la Pentecôte (cf. Ac 1, 14).


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