23/08/2006
Citations-122
Lettre aux Familles (2-II-1994), n. 11
Oui, l'homme est un bien commun : bien commun de la famille et de l'humanité, des divers groupes et des multiples structures sociales. Il faut faire toutefois une distinction significative de degré et de modalité : par exemple, l'homme est le bien commun de la nation à laquelle il appartient ou de l'Etat dont il est le citoyen ; mais il l'est d'une façon bien plus concrète, absolument unique, pour sa famille ; il l'est non seulement comme individu qui fait partie de la multitude humaine, mais comme "cet homme". Dieu Créateur l'appelle à l'existence "pour lui-même", et, lorsqu'il vient au monde, l'homme commence, dans la famille, sa "grande aventure", l'aventure de la vie. "Cet homme", en tout cas, a le droit de s'affirmer lui- même en raison de sa dignité humaine. C'est précisément cette dignité qui doit déterminer la place de la personne parmi les hommes, et avant tout dans la famille. Car, plus que toute autre réalité humaine, la famille est le milieu dans lequel l'homme peut exister "pour lui-même" par le don désintéressé de soi. C'est pourquoi elle reste une institution sociale qu'on ne peut pas et qu'on ne doit pas remplacer : elle est "le sanctuaire de la vie".
07:35 Publié dans Dignité, Famille, Personne, Vie, 101-125 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Paul II, christianisme, religion, spiritualité, foi, famille, vie


