22/09/2006

Citations-145


Lettre aux familles (2-II-1994), n. 16


En quoi consiste l'éducation ? Pour répondre à cette question, il faut rappeler deux vérités essentielles : la première est que l'homme est appelé à vivre dans la vérité et l'amour ; la seconde est que tout homme se réalise par le don désintéressé de lui-même. Cela vaut pour celui qui éduque comme pour celui qui est éduqué. L'éducation constitue donc un processus unique dans lequel la communion réciproque des personnes est riche de sens. L'éducateur est une personne qui "engendre" au sens spirituel du terme. Dans cette perspective, l'éducation peut être considérée comme un véritable apostolat. Elle est une communication de vie qui non seulement établit un rapport profond entre l'éducateur et la personne à éduquer, mais les fait participer tous deux à la vérité et à l'amour, fin ultime à laquelle tout homme est appelé de la part de Dieu Père, Fils et Esprit Saint.


11/09/2006

Citations-137


Homélie, 6-I-01, n. 3


Le Seigneur a accompli des merveilles pour nous, il nous a comblés de miséricorde. Nous devons aujourd'hui faire nôtres les sentiments de joie éprouvés par les Mages dans leur marche vers le Christ : "Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie". Nous devons surtout les imiter alors qu'ils déposent aux pieds de l'Enfant divin non seulement leurs dons, mais leur vie.


05/09/2006

Citations-135


Angelus 1-IX-02


Dans de nombreux pays, le mois de septembre marque la reprise des activités professionnelles et scolaires, après la pause de l'été, qui, je l'espère, aura été sereine et bénéfique pour tous. (...)

Sur le plan psychologique, le retour à la vie ordinaire n'est pas toujours facile, il peut même comporter des difficultés d'adaptation aux engagements quotidiens. C'est pourtant dans la "vie de tous les jours" que Dieu nous appelle à atteindre la maturité de la vie spirituelle, qui consiste précisément à vivre de façon extraordinaire les choses ordinaires.

En effet, la sainteté s'acquiert en suivant Jésus, non pas en s'évadant de la réalité et de ses épreuves, mais en les affrontant avec la lumière et la force de son Esprit. Tout cela trouve sa plus profonde compréhension dans le mystère de la Croix, comme le souligne à juste titre la Liturgie de ce dimanche. Jésus invite les croyants à se charger chaque jour de leur croix et de le suivre (cf. Mt 16, 24), en l'imitant jusqu'au don total de soi à Dieu et à ses frères.

(...) Que Marie nous soutienne dans notre engagement quotidien afin que, comme l'exhorte aujourd'hui l'Apôtre, nous ne nous conformions pas à la mentalité du monde, mais que nous renouvelions notre esprit pour "pouvoir discerner quelle est la volonté de Dieu" (Rm 12, 2).


31/08/2006

Citations-130


Levez-vous ! Allons ! , p. 92-93


Dans mes lectures et dans mes études, j'ai toujours cherché à unir d'une façon harmonieuse les dimensions de la foi, de l'intelligence et du cœur. Car ce ne sont pas de domaines séparés. Chacun d'eux pénètre et anime les autres. Dans cette relation mutuelle entre la foi, l'intelligence et le cœur, ce qui exerce une particulière influence c'est l'étonnement qui jaillit du miracle de la personne, de la ressemblance de l'homme avec Dieu Un et Trine, du très profond rapport entre l'amour et la vérité, du mystère du don mutuel et de la vie qui en naît, de la contemplation de la succession des générations humaines.


14/08/2006

Citations-112


Message 6-VIII-01, n.2
(pour la Journée mondiale du Malade, 11-II-2002)


La foi nous enseigne à rechercher la signification ultime de la souffrance dans la Passion, la Mort et la Résurrection du Christ. La réponse chrétienne à la douleur et à la souffrance n'est jamais la passivité. Poussée par la charité chrétienne, qui trouve son expression suprême dans la vie et dans l'œuvre de Jésus qui "a passé en faisant le bien" (Ac 10, 38), l'Eglise va à la rencontre des malades et de ceux qui souffrent, leur apportant réconfort et espérance. Il ne s'agit pas d'un simple exercice de bienfaisance, mais d'un geste motivé par la compassion et la sollicitude, qui conduit à l'assistance et au service dévoué. Cela comporte en ultime analyse le don généreux de soi aux autres, et en particulier à ceux qui souffrent (cf. Salvifici doloris, n. 29). La parabole évangélique du Bon Samaritain explique bien les très nobles sentiments et la réponse d'une personne confrontée à un autre être humain qui souffre et qui est dans le besoin. Un Bon Samaritain est quelqu'un qui s'arrête pour répondre aux besoins de tous ceux qui souffrent.


11/08/2006

Citations-109


Message 6-VIII-01, n. 3
(pour la Journée mondiale du Malade, 11-II-2002)


A travers la célébration de la Journée mondiale du Malade, l'Église exprime sa gratitude et sa reconnaissance pour le service désintéressé des nombreux prêtres, religieux et laïcs engagés dans le secteur de la santé, qui s'occupent généreusement des malades, des personnes qui souffrent et des mourants, puisant force et inspiration dans leur foi dans le Seigneur Jésus et dans l'image évangélique du Bon Samaritain. Le commandement du Seigneur lors de la dernière Cène : "Vous ferez cela en mémoire de moi", outre au partage du pain, se réfère également au corps donné et au sang versé par le Christ pour nous (cf. Lc 22, 19-20), en d'autres termes, au don de soi aux autres. Une expression particulièrement significative de ce don de soi se trouve dans le service aux malades et aux personnes qui souffrent. C'est pourquoi ceux qui se consacrent à ce service trouveront toujours dans l'Eucharistie une source inépuisable de force et un encouragement à une générosité toujours nouvelle.


15/06/2006

Citations-85


Discours, 23-IX-2001, n. 3
(Aux jeunes, à l'Université Eurasia ; Kazakhstan)


On m'a dit que dans votre très belle langue, le kazakh, "je t'aime" se dit : mien siené jaksé korejmen, expression que l'on peut traduire par : "je te regarde bien, je porte sur toi un regard bienveillant". L'amour de l'homme, mais, plus encore, l'amour de Dieu envers l'homme et la création naît d'un regard bienveillant, d'un regard qui fait voir le bien et conduit à voir le bien : "Dieu vit tout ce qu'il avait fait : cela était très bon", voilà ce que l'on dit dans la Bible (Gn 1, 31). Un tel regard permet de saisir tout ce qu'il y a de positif dans la réalité et conduit à considérer, au-delà d'une approche superficielle, la beauté et la richesse de tout être humain qui vient à notre rencontre.

Spontanément, nous nous demandons : "Qu'est-ce qui rend l'être humain beau et grand ?". Voilà la réponse que je vous propose : ce qui rend l'être humain grand est l'empreinte de Dieu qu'il porte en lui. Selon la parole de la Bible, il a été créé "à l'image et à la ressemblance de Dieu" (cf. Gn 1, 26). C'est précisément pour cela que le cœur de l'homme n'est jamais satisfait : il veut quelque chose de meilleur, il veut plus, il veut tout. Aucune réalité finie ne le satisfait ni ne l'apaise. Augustin d'Hippone, antique Père de l'Église, disait : "Tu nous as faits, ô Seigneur, pour toi, et notre cœur ne sera apaisé que lorsqu'il trouvera la paix en toi" (Confessions 1,1). La question que votre grand penseur et poète Ahmed Jassavi, répète à plusieurs reprises dans ses vers, ne jaillit-elle pas de cette même intuition : "À quoi sert la vie, sinon à être donnée, et donnée au Très-Haut ?"