06/08/2006
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Lettre aux prêtres, 25-III-01, n. 8
Chers prêtres, ce mystère est grand : le Christ n'a pas eu peur de choisir ses ministres parmi les pécheurs. N'est-ce pas là notre expérience ? Il reviendra encore à Pierre d'en prendre plus vivement conscience dans son dialogue émouvant avec Jésus après la résurrection. Avant de lui conférer la charge pastorale, le Maître pose la question embarrassante : "Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ?" (Jn 21, 15). Celui qui est interpellé est celui-là même qui quelques jours plus tôt l'a renié à trois reprises. On comprend bien le ton humble de sa réponse : "Seigneur, tu sais tout : tu sais bien que je t'aime" (Jn 21, 17). C'est en fonction de cet amour conscient de sa fragilité, amour professé avec autant de tremblement que de confiance, que Pierre reçoit le ministère : "Sois le berger de mes agneaux", "sois le pasteur de mes brebis" (ibid., vv. 15.16.17). C'est en fonction de cet amour, fortifié par le feu de la Pentecôte, que Pierre pourra accomplir le ministère reçu.
11:48 Publié dans Amour, Confiance, Faiblesse, Humilité, Péché, Pentecôte, Sacerdoce, St Pierre, 101-125 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Paul II, christianisme, religion, spiritualité, foi, vérité, amour


