24/09/2006
Citations-147
Lettre aux familles (2-II-1994), n. 16, §6-7
Le "nous" des parents, du mari et de la femme, se prolonge, à travers l'éducation, dans le "nous" de la famille, qui se greffe sur les générations précédentes et qui s'ouvre à un élargissement graduel. A cet égard, les parents des parents jouent un rôle particulier pour leur part, et aussi, de leur côté, les enfants des enfants.
Si, en donnant la vie, les parents prennent part à l'œuvre créatrice de Dieu, par l'éducation ils prennent part à sa pédagogie à la fois paternelle et maternelle. La paternité divine, suivant saint Paul, constitue l'origine et le modèle de toute paternité et de toute maternité dans le cosmos (cf. Ep 3, 14-15), en particulier de la maternité et de la paternité humaines. Sur la pédagogie divine, nous avons été pleinement enseignés par le Verbe éternel du Père qui, en s'incarnant, a révélé à l'homme la dimension véritable et intégrale de son humanité, la filiation divine. Il nous ainsi révélé également ce qu'est le véritable sens de l'éducation de l'homme. Par le Christ, toute éducation, dans la famille et ailleurs, entre dans la dimension salvifique de la pédagogie divine, destinée aux hommes et aux familles, et culminant dans le mystère pascal de la mort et de la résurrection du Seigneur. Toute démarche d'éducation chrétienne, qui est toujours en même temps une éducation à la plénitude de l'humanité, part de ce "cœur" de notre rédemption.
17:30 Publié dans Éducation, Enfants, Famille, Femme, Filiation divine, Mariage, Maternité, Parents, Paternité, Rédemption, 126-150 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Paul II, christianisme, religion, spiritualité, foi, citations, femme
22/04/2006
Citations-50
Encyclique Dives in Misericordia (30-XI-1980), n. 5

Dans l'enseignement du Christ lui-même, cette image, héritée de l'Ancien Testament, se simplifie et en même temps s'approfondit. Cela est peut-être évident surtout dans la parabole de l'enfant prodigue, où l'essence de la miséricorde divine - bien que le mot "miséricorde" ne s'y trouve pas - est exprimée d'une manière particulièrement limpide. Cela vient moins des termes, comme dans les Livres vétéro-testamentaires, que de l'exemple employé, qui permet de mieux comprendre le mystère de la miséricorde, ce drame profond qui se déroule entre l'amour du père et la prodigalité et le péché du fils.
Ce fils, qui reçoit de son Père la part d'héritage qui lui revient et qui abandonne la maison pour tout dépenser dans un pays lointain "en vivant dans l'inconduite", est en un certain sens l'homme de tous les temps, à commencer par celui qui le premier perdit l'héritage de la grâce et de la justice originelle. L'analogie est alors extrêmement large. La parabole touche indirectement chaque rupture de l'alliance d'amour, chaque perte de la grâce, chaque péché. L'infidélité du peuple d'Israël y est moins mise en relief que dans la tradition prophétique, bien que l'exemple de l'enfant prodigue puisse aussi s'y appliquer. Le fils, "quand il eut tout dépensé..., commença à sentir la privation", d'autant plus que survint une grande famine "en cette contrée" où il s'était rendu après avoir abandonné la maison paternelle. Et alors, "il aurait bien voulu avoir de quoi se rassasier", fût-ce "avec les caroubes que mangeaient les porcs" qu'il gardait pour le compte "d'un des habitants de cette contrée". Mais cela même lui était refusé.
L'analogie se déplace clairement vers l'intérieur de l'homme. Le patrimoine reçu de son père consistait en biens matériels, mais plus importante que ces biens était sa dignité de fils dans la maison paternelle. La situation dans laquelle il en était venu à se trouver au moment de la perte de ses biens matériels aurait dû le rendre conscient de la perte de cette dignité. Il n'y avait pas pensé auparavant, quand il avait demandé à son père de lui donner la part d'héritage qui lui revenait pour s'en aller au loin. Et il semble qu'il n'en soit pas encore conscient au moment où il se dit à lui-même : "Combien de mercenaires de mon père ont du pain en surabondance, et moi je suis ici à périr de faim". Il se mesure lui-même à la mesure des biens qu'il a perdus, qu'il ne "possède" plus, tandis que les salariés dans la maison de son père, eux, les "possèdent". Ces paroles expriment surtout son attitude envers les biens matériels. Néammoins, sous la surface des paroles, se cache le drame de la dignité perdue, la conscience du caractère filial gâché.
10:45 Publié dans Enfant prodigue, Filiation divine, Miséricorde, 026-050 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christianisme, religion, spiritualité, Jean-Paul II, foi, vérité, amour


