29/08/2006

Citations-128


Levez-vous ! Allons ! , p. 70


L'intérêt pour autrui commence dans la prière de l'évêque, dans son colloque avec le Christ qui lui confie “les siens“. La prière le prépare à ces rencontres avec les autres. Dès lors que l'esprit est ouvert, ces rencontres permettent de se connaître et de se comprendre réciproquement, même quand on a peu de temps. Moi, je prie simplement pour tous, jour après jour. Quand je rencontre une personne, je prie déjà pour elle, et cela facilite toujours la relation. (...) Toutefois j'ai pour principe d'accueillir chacun comme une personne que le Seigneur m'envoie et qu'en même temps il me confie.

Je n'aime pas l'expression “masse“, qui a un fort goût d'anonymat ; je préfère le terme de “multitude“. Le Christ marchait sur les routes de Palestine et souvent de grandes “multitudes“ de personnes le suivaient ; et en était de même pour les apôtres.


29/06/2006

Citations-99


Encyclique Sollicitudo rei socialis (30-XII-1987), n. 48


L'Eglise sait qu'aucune réalisation temporelle ne s'identifie avec le Royaume de Dieu, mais que toutes les réalisations ne font que refléter et, en un sens, anticiper la gloire du royaume que nous attendons à la fin de l'histoire, lorsque le Seigneur reviendra. Mais cette attente ne pourra jamais justifier que l'on se désintéresse des hommes dans leur situation personnelle concrète et dans leur vie sociale, nationale et internationale, parce que celle-ci - maintenant surtout - conditionne celle-là. (...)

Maintenant, le Royaume de Dieu est rendu présent surtout par la célébration du Sacrement de l'Eucharistie qui est le Sacrifice du Seigneur. Dans cette célébration, les fruits de la terre et du travail de l'homme - le pain et le vin - sont transformés mystérieusement mais réellement et substantiellement, par l'action de l'Esprit Saint et par les paroles du ministre, dans le Corps et le Sang du Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu et Fils de Marie, par lequel le Royaume du Père s'est rendu présent au milieu de nous.

Les biens de ce monde et l'œuvre de nos mains - le pain et le vin - servent pour la venue du Royaume définitif, car le Seigneur, par son Esprit, les assume en lui pour s'offrir au Père et nous offrir avec lui dans le renouvellement de son sacrifice unique qui anticipe le Royaume de Dieu et annonce son avènement final.

Ainsi le Seigneur, par l'Eucharistie, sacrement et sacrifice, nous unit avec lui et nous unit entre nous par des liens plus forts que toute union naturelle ; et il nous envoie dans le monde entier, unis pour porter témoignage, par la foi et les œuvres, de l'amour de Dieu, préparant l'avènement de son Royaume et l'anticipant déjà dans l'ombre du temps présent.

Participant à l'Eucharistie, nous sommes appelés à découvrir par ce sacrement le sens profond de notre action dans le monde en faveur du développement et de la paix ; et à recevoir de lui la force de nous consacrer avec toujours plus de générosité, à l'exemple du Christ qui dans ce Sacrement donne sa vie pour ses amis (cf. Jn 15, 13). Notre engagement personnel, comme celui du Christ et en union avec lui, ne sera pas inutile mais assurément fécond.


21/06/2006

Citations-91


Discours 24-I-2002, n. 5


Je m'adresse maintenant de manière particulière à vous, Frères et Sœurs chrétiens. Notre Maître et Seigneur Jésus Christ nous appelle à être des apôtres de paix. Lui-même a fait sienne la règle d'or connue de la sagesse antique : "Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux" (Mt 7, 12; cf. Lc 6, 31) et le commandement de Dieu à Moïse: "Aime ton prochain comme toi-même" (cf. Lv 19, 18; Mt 22, 39 et parallèles), les portant à leur achèvement dans le commandement nouveau : "Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres" (Jn13, 34).

Par sa mort sur le Golgotha, il a imprimé dans sa chair les stigmates de la divine passion pour l'humanité. Témoin du dessein d'amour du Père céleste, il est devenu " notre paix, lui qui de deux réalités n'en a fait qu'une, détruisant la barrière qui les séparait, supprimant la haine " (Ep 2, 14).


30/04/2006

Citations-58


Discours, 30-III-1999, n. 2
(aux participants au congrès UNIV'99)


Le bienheureux Josémaria parle de l'amour et de la liberté du Christ (cf. Sillon, n. 302) : il s'agit de la libération du péché, le combat que, au nom de leur amour pour le Christ et soutenus par sa grâce, les chrétiens livrent en eux mêmes contre tout ce qui les sépare de Dieu et de leurs frères et sœurs qui, comme eux, sont également fils de Dieu. N'oubliez jamais cela, car c'est ici que le combat décisif pour l'avenir de la société se joue : "La première et la plus importante des tâches s'accomplit dans le cœur de l'homme, et la manière dont l'homme se consacre à la construction de son avenir dépend de la conception qu'il a de lui-même et de son destin" (Encyclique Centesimus annus, n. 51).


18/04/2006

Citations-46


Homélie, 30-IV-2000, n. 5
(Lors de la canonisation de Sœur Maria Faustyna Kowalska)


Amour de Dieu et amour des frères sont en effet indissociables.

(...) il n'est pas facile d'aimer d'un amour profond, fait d'authentique don de soi. Cet amour ne s'apprend qu'à l'école de Dieu, à la chaleur de sa charité. En fixant sur lui notre regard, en nous mettant en parfaite harmonie avec son cœur de Père, nous devenons capables de regarder nos frères avec des yeux nouveaux, dans une attitude de gratuité et de partage, de générosité et de pardon. Tout cela est miséricorde!

(...) "La multitude de ceux qui avaient adhéré à la foi avait un seul cœur et une seule âme, et personne ne se disait propriétaire de ce qu'il possédait, mais on mettait tout en commun" (Ac 4,32). Ici, la miséricorde du cœur est devenue aussi un style de rapports, un projet de communauté, un partage des biens. Ici se sont épanouies les "œuvres de miséricorde", spirituelles et corporelles.


17/04/2006

Citations-45


Homélie, 30-IV-2000, n. 6
(Lors de la canonisation de Sœur Maria Faustyna Kowalska)


C'est de cet amour que l'humanité d'aujourd'hui doit s'inspirer pour affronter la crise du sens, les défis des besoins les plus divers, surtout l'exigence de sauvegarder la dignité de toute personne humaine. Le message de la divine miséricorde est ainsi, implicitement, également un message sur la valeur de tout homme. Toute personne est précieuse aux yeux de Dieu, pour chacun le Christ a donné sa vie, à tous le Père fait don de son Esprit et offre l'accès à son intimité.


13/04/2006

Citations-41


Lettre aux prêtres, 25-III-2001, n. 1
(à l'occasion du Jeudi Saint)


Jean-Paull II, Eucharistie

Lauda Sion Salvatorem, lauda ducem et pastorem, in hymnis et canticis ! Oui, vraiment, il est grand, le mystère dont nous avons été faits les ministres. Mystère d'un amour sans limites, car "ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu'au bout" (Jn 13, 1) ; mystère d'unité qui, venant des sources de la vie trinitaire, rejaillit sur nous pour nous faire "un" par le don de l'Esprit (cf. Jn 17) ; mystère de la divine diakonia qui conduit le Verbe fait chair à laver les pieds de sa créature, montrant que le service est la voie principale de toute relation authentique entre les hommes : "Comme je l'ai fait, faites-le vous aussi..." (Jn 13, 15).

De ce grand mystère, nous avons été faits, à un titre spécial, les témoins et les ministres.