11/09/2006

Citations-137


Homélie, 6-I-01, n. 3


Le Seigneur a accompli des merveilles pour nous, il nous a comblés de miséricorde. Nous devons aujourd'hui faire nôtres les sentiments de joie éprouvés par les Mages dans leur marche vers le Christ : "Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie". Nous devons surtout les imiter alors qu'ils déposent aux pieds de l'Enfant divin non seulement leurs dons, mais leur vie.


04/09/2006

Citations-134


Discours, 29-V-99, n. 3
(à l'Université Pontificale de la Sainte Croix)


La Croix est la suprême révélation du mystère du Verbe incarné, perfectus Deus, perfectus homo (cf. Symbole Quicumque). Dans son amour ineffable, le Christ crucifié révèle, de manière impressionnante, l'infinie miséricorde du Père pour les hommes de toute époque. La sagesse de la Croix est une lumière qui éclaire le sens de l'existence humaine. C'est avec raison que St Augustin parle de la Croix comme de la chaire de Divin Maître. Lignum illud ubi erant fixa membra morientis, etiam cathedra fuit magistri docentis (In Ioann Ev., 119,2). Depuis cette chaire nous recevons la sublime leçon de l'amour de Dieu pour nous (...). Il nous revient, à chacun de nous, de ne pas nous éloigner de cette chaire. Ce n'est qu'ainsi que nous trouverons, comme le bienheureux Josémaria Escriva aimait le dire, lux in Cruce, gaudium in Cruce, requies in Cruce : la lumière, la joie, la paix qui jaillissent du dessein salvifique de Dieu.


16/06/2006

Citations-86


Exhortation apostolique Christifideles laici (30-XII-1988), n. 58, §1-2


La formation des fidèles laïcs a comme objectif fondamental la découverte toujours plus claire de leur vocation personnelle et la disponibilité toujours plus grande à la vivre dans l'accomplissement de leur propre mission.

Dieu m'appelle et Il m'envoie comme ouvrier à sa vigne ; Il m'appelle et Il m'envoie travailler à l'avènement de son Règne dans l'histoire : cette vocation et cette mission personnelles définissent la dignité et la responsabilité de chaque fidèle laïc, et elles constituent la ligne de force de toute l'œuvre de formation. Celle-ci a pour but d'aider à reconnaître avec joie et gratitude cette dignité et à faire face fidèlement et généreusement à cette responsabilité.


13/06/2006

Citations-83


Homélie, 16-IX-2001


"Donne-nous, Père, la joie du pardon" (Psaume responsorial).

La joie du pardon : voilà la "bonne nouvelle" que la liturgie (dim 24, C) fait aujourd'hui retentir avec vigueur parmi nous. Le pardon est la joie de Dieu, avant même d'être la joie de l'homme. Dieu se réjouit en accueillant le pécheur repenti ; et c'est même Lui, qui est Père de miséricordie infinie, "dives in misericordia", qui suscite dans le cœur humain l'espérance du pardon et la joie de la réconciliation. (...)

Dans la première lecture, Moïse donne la preuve qu'il connaît le cœur de Dieu, en invoquant son pardon pour le peuple infidèle (cf. Ex 32,11-32), mais c'est cependant la page de l'Évangile d'aujourd'hui qui nous introduit pleinement dans le mystère de la miséricorde de Dieu : Jésus nous révèle à tous le visage de Dieu, en nous faisant pénétrer dans son cœur de Père, prêts à se réjouir pour le retour du fils perdu.


01/06/2006

Citations-72


Homélie 15-VIII-2004, n. 4 (Lourdes)


Mon âme exalte le Seigneur... (Lc 1, 46). Lors de sa rencontre avec Élisabeth, les sentiments de Marie jaillissent avec force dans le cantique du Magnificat. Par ses lèvres s'expriment l'attente pleine d'espérance des «pauvres du Seigneur» ainsi que la conscience de l'accomplissement des promesses, parce que Dieu s'est souvenu de son amour (cf. Lc 1, 54).

C'est précisément de cette conscience que jaillit la joie de la Vierge Marie, qui transparaît dans l'ensemble du cantique : joie de se savoir «regardée» par Dieu malgré sa «faiblesse» (cf. Lc 1, 48) ; joie en raison du «service» qu'il lui est possible de rendre, grâce aux «merveilles» auxquelles l'a appelée le Tout-Puissant (cf. Lc 1, 49) ; joie pour l'avant-goût des béatitudes eschatologiques, réservées aux «humbles» et aux «affamés» (cf. Lc 1, 52-53).

Après le Magnificat vient le silence ; rien n'est dit des trois mois de la présence de Marie aux côtés de sa cousine Élisabeth. Ou peut-être il nous est dit la chose la plus importante : le bien ne fait pas de bruit, la force de l'amour s'exprime dans la tranquille discrétion du service quotidien.


31/05/2006

Citations-71


Lettre Apostolique Rosarium Virginis Mariae (16-X-2002), n. 20


C'est une note d'exultation qui marque la scène de la rencontre avec Élisabeth, où la voix de Marie et la présence du Christ en son sein font que Jean "tressaille d'allégresse" (cf. Lc 1,44). (...) Méditer les mystères "joyeux" veut donc dire entrer dans les motivations ultimes et dans la signification profonde de la joie chrétienne. Cela revient à fixer les yeux sur la dimension concrète du mystère de l'Incarnation et sur une annonce encore obscure et voilée du mystère de la souffrance salvifique. Marie nous conduit à la connaissance du secret de la joie chrétienne, en nous rappelant que le christianisme est avant tout euangelion, "bonne nouvelle", dont le centre, plus encore le contenu lui-même, réside dans la personne du Christ, le Verbe fait chair, l'unique Sauveur du monde.


20/04/2006

Citations-48


Discours, 8-VI-1997, n. 4
(600e anniversaire de l'Université de Cracovie)


L'homme a une conscience vive du fait que la vérité est au-dessus de lui et en lui. L'homme ne crée pas la vérité ; la vérité se dévoile plutôt à lui lorsqu'il la recherche avec persévérance. La connaissance de la vérité engendre la joie spirituelle (gaudium veritatis) unique en son genre. (...) Dans cette expérience de joie d'avoir trouvé la vérité, on peut voir aussi la confirmation de la vocation transcendante de l'homme à s'ouvrir à l'infini.

(...) La quête de la vérité, même si elle concerne la réalité finie du monde ou de l'homme, est sans fin, mais renvoie toujours à quelque chose de plus élevé que l'objet d'étude immédiat, vers des questions qui donnent accès au Mystère. Comme il est important que la pensée de l'homme ne soit pas fermée à la réalité du Mystère, que l'homme ne devienne pas insensible au Mystère, qu'il ne lui manque pas le courage de plonger dans les profondeurs !


16/04/2006

Citations-44


Lettre Apostolique Rosarium Virginis Mariae (16-X-2002), n. 23


"La contemplation du visage du Christ ne peut s'arrêter à son image de crucifié. Il est le Ressuscité !" (Lettre apostolique Novo millennio ineunte, 6 janvier 2001, n.28). Depuis toujours le Rosaire exprime cette conscience de la foi, invitant le croyant à aller au-delà de l'obscurité de la Passion, pour fixer son regard sur la gloire du Christ dans la Résurrection et dans l'Ascension. En contemplant le Ressuscité, le chrétien redécouvre les raisons de sa propre foi (cf. 1Co 15,14), et il revit la joie non seulement de ceux à qui le Christ s'est manifesté – les Apôtres, Marie-Madeleine, les disciples d'Emmaüs –, mais aussi la joie de Marie, qui a dû faire une expérience non moins intense de la vie nouvelle de son Fils glorifié. À cette gloire qui, par l'Ascension, place le Christ à la droite du Père, elle sera elle-même associée par l'Assomption, anticipant, par un privilège très spécial, la destinée réservée à tous les justes par la résurrection de la chair. Enfin, couronnée de gloire – comme on le voit dans le dernier mystère glorieux –, elle brille comme Reine des Anges et des Saints, anticipation et sommet de la condition eschatologique de l'Église.


09/04/2006

Citations-36


Homélie, 4 avril 2004, Dimanche des Rameaux, n. 5
XIX Journée Mondiale de la Jeunesse


Le Christ Jésus... s'humilia plus encore, obéissant jusqu'à la mort... et à la mort sur une croix ! Aussi Dieu l'a-t-il exalté (Ph 2, 6.8-9). L'hymne admirable de la Lettre de saint Paul aux Philippiens vient de nous rappeler que la Croix possède deux aspects indissociables : elle est, à la fois, douloureuse et glorieuse. La souffrance et l'humiliation de la mort de Jésus sont intimement liées à l'exaltation et à la gloire de sa résurrection.

Chers frères et sœurs ! Très chers jeunes ! Que ne vienne jamais à manquer en vous la conscience de cette vérité réconfortante. La passion et la résurrection du Christ constituent le centre de notre foi et notre soutien dans les épreuves quotidiennes inévitables.

Que Marie, Vierge des Douleurs et témoin silencieux de la joie de la résurrection, vous aide à suivre le Christ crucifié et à découvrir dans le mystère de la Croix le sens plénier de la vie.


12/03/2006

Citations-7


Audience générale 5-I-2000, n. 2


"Réjouis-toi, pleine de grâce" (Lc 1,28). La première parole que le Père fait parvenir à Marie par l'intermédiaire de l'ange, est une formule de salutation qui peut être comprise comme une invitation à la joie, une invitation qui fait écho à celle que le prophète Zacharie adressa à tout le peuple d'Israël : "Exulte avec force, fille de Sion ! Voici que ton roi vient à toi !" (Za 9,9 ; cf. aussi So 3,14-18). Par cette première parole adressé à Marie, le Père révèle son intention de communiquer la joie, la joie véritable et définitive, à l'humanité. La joie propre au Père, qui consiste à avoir son Fils près de lui, est offerte à tous, mais elle est tout d'abord confiée à Marie pour que, par elle, elle soit communiquée à la communauté humaine.