23/06/2006
Citations-93
Discours 24-I-2002, n. 2
Nous nous rencontrons à Assise, où tout parle d'un singulier prophète de la paix appelé François. Il est aimé non seulement des chrétiens mais aussi de beaucoup d'autres croyants et de personnes qui, tout en étant loin de la religion, se reconnaissent dans l'idéal de justice, de réconciliation, de paix, qui fut le sien. Ici, le Poverello d'Assise nous invite avant tout à lancer un chant de gratitude à Dieu pour tous ses dons. Nous louons Dieu pour la beauté du cosmos et de la terre, "jardin" merveilleux qu'il a confié à l'homme pour qu'il le cultive et le garde (cf. Gn 2, 15). Il est bon que les hommes se rappellent qu'ils se trouvent sur un "parterre" de l'immense univers, créé pour eux par Dieu. Il est important qu'ils se rendent compte que ni eux ni les questions pour lesquelles ils se fatiguent tant ne sont "tout". Seul Dieu est "tout", et c'est à Lui que chacun devra, à la fin, se présenter pour rendre compte.
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26/04/2006
Citations-54
Bulle Incarnationis mysterium (29-XI-1998), n. 1
(Bulle d'Indiction du Grand Jubilé de l'an 2000)
Les yeux fixés sur le mystère de l'Incarnation du Fils de Dieu, l'Église s'apprête à franchir le seuil du troisième millénaire.
(...) En rencontrant le Christ, tout homme découvre le mystère de sa propre vie. Jésus est la véritable nouveauté, qui dépasse toute attente de l'humanité, et il restera pour toujours, dans la succesion des périodes de l'histoire. L'Incarnation du Fils de Dieu et le salut qu'il a opéré par sa mort et sa résurrection sont donc le vrai critère pour juger la réalité temporelle et tout projet qui tend à rendre la vie de l'homme toujours plus humaine.
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10/04/2006
Citations-37
Audience générale, 28-IX-1988, nn. 9-10
S'il s'agit ensuite d'évaluer la responsabilité des consciences, on ne peut oublier les paroles du Christ sur la Croix : "Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font" (Lc 23,34). Nous trouvons l'écho de ces paroles dans un autre discours prononcé par Pierre après la Pentecôte : "Frères, je sais que vous avez agi par ignorance, tout comme vos chefs" (Ac 3,17). Quelle discrétion devant le mystère de la conscience humaine, même dans le cas du plus grand délit commis au cours de l'histoire, la mise à mort du Christ !
A l'exemple de Jésus et de Pierre, même s'il est difficile de nier la responsabilité des hommes qui provoquèrent volontairement la mort du Christ, nous considérerons les choses, nous aussi, à la lumière du dessein éternel de Dieu qui a demandé à son Fils bien-aimé de s'offrir lui-même en victime pour les péchés de tous les hommes. Dans cette perspective supérieure, nous nous rendons compte que tous, à cause de nos péchés, nous sommes responsables de la mort du Christ sur la Croix : tous, dans la mesure où, par le péché, nous avons contribué à faire en sorte que le Christ mourût pour nous en victime d'expiation.
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31/03/2006
Citations-26
Audience générale, 16-IX-1988, nn. 4-5
Il est consolant pour nous tous de savoir que, selon l'Épître aux Hébreux, le Christ crucifié, prêtre éternel, reste pour toujours Celui qui intercède en faveur des pécheurs qui, grâce à Lui, s'approchent de Dieu (cf. He 7,25).
Il est l'Intercesseur, et aussi l'Avocat, le "Paraclet" (cf. 1 Jn 2,1), qui, sur la croix, au lieu de dénoncer la culpabilité de ceux qui l'ont crucifié, l'atténue en disant qu'ils ne se rendent pas compte de ce qu'ils font. C'est une bienveillance de jugement ; mais aussi une conformité à la vérité réelle, celle que lui seul peut voir dans ses adversaires et dans tous les pécheurs ; beaucoup peuvent être moins coupables qu'il n'y paraît ou que l'on pense, et c'est précisément pour cela que Jésus a enseigné de ne pas juger (cf. Mt 7,11) ; et maintenant, sur le Calvaire, il se fait l'intercesseur et le défenseur des pécheurs devant le Père.
(...) Pardonne-leur. Pour nous aussi, elle est certainement valable, cette requête de clémence et, pour ainsi dire, de compréhension céleste : car ils ne savent pas ce qu'ils font. Peut-être aucun pécheur n'échappe-t-il totalement à cette absence de connaissance, et donc au rayon de cette imploration qui émane du cœur très tendre du Christ mourant sur la croix. Mais cela ne doit pousser personne à se jouer de la richesse de bonté, de tolérance et de patience de Dieu, au point de ne pas reconnaître qu'une telle bonté l'invite à la conversion (cf. Rm 2,4). Avec la dureté de son cœur impénitent, il amasserait sur lui-même un trésor de colère pour le jour de la colère où se révélera le juste jugement de Dieu (cf. Rm 2,5). Pourtant, pour lui aussi, le Christ mourant demande au Père pardon, même si un miracle s'avérait nécessaire pour sa conversion. Même lui, en réalité, ne sait ce qu'il fait !
09:30 Publié dans Conscience, Conversion, Jugement, Miséricorde, Passion, Patience, Péché, Tolérance, 026-050 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : christianisme, religion, spiritualité, Jean-Paul II, foi, vérité, église


